
Crédit photo : Damien Dausch
Je suis très heureuse de vous retrouver pour une nouvelle interview. Première chose, vous avez du nouveau dans votre line-up. Nous n’allons pas revenir sur le départ de Jennifer (déjà évoqué l’an dernier dans notre précédente interview), mais du retour de Jack en tant que membre officiel !
Damien : Ce qui est très drôle, c’est que c’est le premier guitariste du groupe. Quand j’ai fait le groupe, c’est la première personne que j’ai appelée après Jennifer. C’est assez rigolo qu’il revienne maintenant. Il est déjà revenu plusieurs fois, il a fait des remplacements. Lui, c’est un chat. Il fait son parcours. Maintenant, il reste !
Jack : Ça s’est fait naturellement, au fur et à mesure. Comme Dam le disait, il y a eu des besoins de remplacement. Avec cette nouvelle direction que le groupe a prise, il s’est avéré que dans le titre « My Way » , il y a des choses qui m’ont vraiment touché personnellement dans les paroles. En plus d’avoir l’envie de jouer avec eux, parce que humainement, cela se passe extrêmement bien, on s’entend tous très bien, il y avait vraiment quelque chose qui me touchait et qui m’a fait me dire « go », c’est ça.
L’autre nouveauté, c’est bien sûr toi Damien seul au chant, et le changement de style. Marie, ma coéquipière, m’a dit préférer le groupe maintenant.
Damien : Trop bien. C’est vrai que c’est ce que beaucoup de gens disent. Ce n’est pas péjoratif par rapport à avant, mais c’est vrai que c’est différent, je ne pense pas qu’on puisse comparer. Et c’est bien qu’on ne puisse pas comparer. Il y en a aussi très certainement qui pensent le contraire. La musique n’est pas vraiment pareille. C’est sûr que quand il y a un chant masculin à 100%, et qu’en plus, c’est comme il est maintenant, parce que je ne chantais pas vraiment comme ça. Effectivement, on est quand même dans deux styles un peu différents, même si la source va ressembler.
Je me demande s’il y en a pas même qui pense que c’est un nouveau chanteur.
Damien : Ah oui, d’accord. Je me suis coupé les cheveux, c’est vrai, mais ce n’était pas fait exprès. (rires)
Thomas : C’est vrai que la proposition est différente. Avant, tu avais plus ce rôle de growls, quasiment tout le temps. Là, il y a quand même pas mal de chant clair.
Xavier : Je pense que c’est la combinaison de plusieurs facteurs, avec l’accordage aussi qui s’est abaissé, le style musical qui est plus metal moderne, entre guillemets. Forcément, combiné au chant de Dam, ça sonne un peu différent, tout en gardant notre patte qu’on a depuis des années.
Damien : C’est surtout aussi que j’ai pris le rôle à cœur quand on a dû faire des tests. Quand tu fais des tests, il faut le faire le maximum que tu peux parce que sinon, ça n’a pas de sens, il faut que ce soit objectif. Il ne faut pas tâter le terrain, il faut vraiment faire le plus que tu peux pour voir si c’est cool ou pas. Bien sûr, dans la config d’avant, mon rôle n’était pas à être au centre avec 12 000 couleurs différentes. J’étais plus un backing. Ce n’était pas le but d’avoir quelque chose de très coloré. C’était vraiment juste un soutien. Forcément, j’imagine que la différence peut s’entendre maintenant, mais c’est parce que ce n’est pas le même rôle. J’ai essayé de le faire le mieux que je pouvais avec ce que je ressentais sur le moment à chaque fois que j’enregistrais. Je pense que c’est pour ça qu’il peut y avoir des couleurs un peu différentes et qu’on estime que peut-être je suis quelqu’un d’autre.
J’étais le premier à être surpris en vrai. Et quand j’ai lâché le truc comme ça, je me suis dit « Ah ouais, quand même, c’est marrant. Ce n’est pas mal comme ça en fait, c’est OK ou ce n’est pas OK ? » Je n’étais pas sûr. Après, je leur ai fait écouter. D’ailleurs, on a filmé ça parce qu’il fallait voir la réaction si c’est cool ou pas en vrai. Donc on l’a fait plus pour nous en vrai personnellement. Ils se disaient tous « Mais c’est toi ça ? ». C’est assez rigolo.
Il y a cette comparaison avec Jonathan Davis, qui est beaucoup ressorti…
Damien : C’est difficilement contestable ! Tout le monde a dit ça effectivement. Je ne fais vraiment pas exprès. Pour le coup, j’ai vraiment juste laissé aller la chose avec les sentiments. Et peut-être qu’on a vécu des trucs avec les mêmes sentiments, je ne sais pas. Malheureusement, c’est indéniable. Mais il n’y avait pas de volonté derrière en fait, de ressembler. J’ai vraiment fait ce que je ressens.
Dernièrement vous avez sorti « Unbreakable », votre dernier single, avec un « gros » clip !
Damien : Oui, très discret. 8 mètres de flammes (rires). On y allait très sages.
Thomas : Il fallait un clip à la hauteur de la musique. En fait, depuis un an, je me rends compte que c’est à nous tous l’une de nos préférées. Je pense que quelque part, il y a un lien de cause à effet. La musique s’y prête. Il fallait quelque chose d’impactant.
Damien : On essaie de faire des choses qui collent à chaque fois au thème. On le fait avec les meilleurs moyens qu’on peut, avec le maximum qu’on peut faire. Il se trouve qu’on a eu certaines opportunités. Il faut les saisir quand on les a. Donc, par exemple, des flammes de 8 mètres, si on peut se permettre de les avoir… C’est vrai que pour « Unbreakable », c’est quand même très sensé. On a essayé vraiment de faire un truc qui colle au thème et à l’énergie. On a essayé de donner beaucoup d’espace, c’est pour ça qu’il y a un lieu qui s’appelle le Saarpolygon, d’ailleurs, qui est vraiment sublime et gigantesque. C’est très, très grand. Et c’est d’avoir justement cette grandeur. « Unbreakable », c’est ça. C’est la résilience, l’affirmation de soi. Le mec qui fait. Il a un objectif. Enfin, le mec ou la fille, c’est pas le problème. Mais qui a son objectif, qui y va et qui s’en fout, en fait. S’il y a des murs, il les pète. Il s’en fout. Il le fait. Je pense qu’on a réussi à peu près à bien l’illustrer. Et d’ailleurs, c’est pour ça qu’il performe assez bien. À mon avis, on a réussi à illustrer en images le sentiment du morceau, je pense.
Xavier : Ce qui est quand même fou aussi à chaque fois au niveau des clips, c’est que pour les lieux, en tout cas, on a toujours un karma qui est plutôt pas dégueu. On arrive à… Alors bon, les idées, si on nous écoute, on aurait encore fait des trucs plus dingues. À notre niveau, les idées qu’on a réussi à concrétiser et qu’on va encore concrétiser par la suite, franchement, c’est assez fou. Et c’est vrai que sans les opportunités qu’on a eues, les lieux, tous les gens qui nous ont fait confiance pour ça, on pourrait faire des très bons résultats.
Damien : Et puis, on met beaucoup d’énergie dedans. C’est important quand même de le dire. Ça tombe pas du ciel. On travaille beaucoup, on donne énormément de notre temps pour pouvoir organiser les choses parce que c’est pas si simple trouver les endroits, faire tous les trucs, les concepts, etc. Parce qu’en gros, on produit à peu de choses près tout nous-mêmes. On a une équipe avec nous, bien sûr. Mais pour nous, c’est nous-mêmes, en fait. L’équipe, c’est nous. Parce que la team, on est neuf, en vrai. Ce sont pour les concerts où les clips, ils sont à chaque fois là, ils sont à chaque fois au taquet. Et en termes de pression, ils nous en enlèvent beaucoup, sans eux, d’ailleurs, on pourrait rien faire. En termes de production, sans eux, il n’y aurait pas de flammes, il n’y aurait pas ces lumières qu’Augustin a su extrêmement bien programmer, etc. Il y a beaucoup d’énergie et beaucoup d’efforts qui sont donnés de la part de tout le monde pour réussir à faire ce genre de choses.
Ensuite, vous avez sorti le nouveau single « Who We Я », quel est son message ?
Thomas : C’est un message d’unité. En fait, il vient après les autres morceaux dans la chronologie de l’album, avec les hauts et les bas qu’ils peuvent présenter. Il est là pour vraiment unifier, et dire que quelle que soit votre situation, vous n’êtes pas seul, on est là. C’est s’affirmer. J’aime bien de dire que c’est de l’individualisme, mais collectif.
Damien : On est qui on est, on est tous différents, mais au final, on est plus ou moins pareil. En fait, on veut tous la même chose. On veut la paix, on veut que ça collabore bien avec tout le monde et que tout se passe bien. Au fond, on est tous dans le même bateau, on a plus ou moins les mêmes vies. Et malgré tout, ce qui est super important, c’est qu’on puisse s’affirmer et dire qu’on a n’avoir rien à foutre de certaines personnes, tant pis pour toi si tu veux me juger. C’est dommage, mais en fait, on s’en fout. C’est-à-dire, on est qui on est, si ça te plaît pas c’est pareil, à partir du moment où c’est bien sûr dans le respect et la bienveillance de tous. Un message d’unité, mais collectif.
Il reste ensuite un titre inédit le dernier morceau de l’album, « Hollow Figure », avec cette voix enfantine... Est-ce qu’il sortira aussi en single ?
Damien : C’est le morceau qui sort avec l’album.
Xavier : On nous pose souvent la question, individuellement, quel morceau on préfère. Très compliqué d’en choisir qu’un, mais celui-là a une saveur particulière.
Thomas : Ah mais il faut qu’on rappelle tous les autres, tu as changé d’avis entre temps ! (rires)
Xavier : Je pense qu’il va encore sortir du lot, par rapport à ce que tu as dit. Et en live, il sera aussi assez incroyable celui-là pour nous.
Damien : On essaie toujours d’apporter des musicalités un peu différentes. Même si on laisse faire l’instinct, en fait, il y a toujours cette volonté de pouvoir varier un petit peu, tester des choses, en fait. C’est plus ça. Comme Thomas l’a très bien dit, avant, en fait, en gros, la recette, c’est ça et on teste plein de trucs, on change et on regarde ce que ça fait. Le fait d’explorer, c’est ce qui donne aussi de la variété dans l’album, c’est ce qui fait un peu sa richesse. Est-ce que c’est bien ou pas, ça, c’est pas à nous d’en juger, mais en tout cas, on a essayé de vraiment apporter plusieurs choses différentes, beaucoup d’émotions différentes parce que cet album, c’est un voyage, en gros, donc on est vraiment dans les hauts, les bas, etc. Et puis, tout ça pour finir sur un but commun, en vrai.
Ce morceau-là est extrêmement lourd. Les paroles, c’est pas plus fun que ça, soyons honnêtes. Mais il a encore une fois une énergie qui est étrangement positive. Je ne sais pas trop comment dire ça, mais c’est très bizarre. Et cette voix un peu enfantine que tu as dans le morceau, c’est… On en parlera plus tard quand il sortira vraiment, mais c’est vraiment pour symboliser quelque chose. En gros, ce parcours, ça peut clairement être un enfant qui est en train de le vivre. Ça peut être tellement de choses différentes. C’était important d’essayer d’illustrer, d’explorer des sons et en plus, il se trouve que ça a du sens de le faire. Toujours trouver un vrai symbole qui a du sens, c’est super important pour nous. Et en vrai, le parcours que tu vas lire dans toutes les paroles, c’est finalement l’histoire d’un gosse qui grandit, c’est peut-être la vie de quelqu’un, en fait.
Jack : C’est émotionnellement assez fort, je trouve. L’émotion portée par le truc est très particulière, comme tu le disais, mais je trouve que c’est costaud.

Même si vous avez voulu sortir tous les titres de l’album un par un, il y a quand même un concept autour de cet l’album, qui s’appelle donc HCNO, ce qui nous amène à l’acide fulminique, un élément toxique et explosif.
Damien : Oui, c’est chiant à dire. Je suis d’accord avec toi.(rires) C’est pour ça qu’on a dit HCNO.
Thomas : En fait, il se trouve qu’il y a deux raisons principales pour lesquelles on l’a appelé comme ça. C’est déjà le rapport à ce qui va se passer après. C’est un début de quelque chose. Il y aura une suite et donc ça va être une réaction avec la suite. On ne peut pas trop en dire.
Damien : C’est un composé chimique qui, lié à quelque chose d’autre, crée quelque chose d’extrêmement brutal, extrêmement violent. La fin de l’humanité, à quelque chose près. Enfin non, c’est ça ! Et donc, l’idée, c’est que c’est un commencement de quelque chose… Ça peut insinuer qu’il y ait des suites. Bien sûr qu’il y a une suite, c’est bon, on va le dire, on s’en fout !
Thomas : Il y a aussi ce côté échange avec le public dans toutes les musiques et les paroles d’ailleurs de l’album. Il y a cette volonté d’échanger et de créer une connexion avec les gens. Et du coup, c’est aussi une réaction quelque part, une réaction chimique mais qui n’est pas forcément palpable, mais un échange d’énergie. C’est pour ça qu’on a voulu utiliser sur le champ lexical de la chimie.
Damien : Ouais, c’est beaucoup de métaphores en vrai. Parce qu’en fait, juste dire voilà, on a voulu faire comme ça, comme ça, ça manque peut-être un peu de poésie. Le fait de l’illustrer avec d’autres choses, ça a ce côté un peu cinématographique, ça donne une image, un univers. Et on pense qu’en tout cas, c’est plus… ça ouvre des portes à pas mal de choses… On peut pas trop le dire, mais en gros, il y a plusieurs trucs qu’on va faire. On va faire des coffrets un peu spécifiques avec des machins où c’est une expérience, etc. Donc en fait, on essaie d’exploiter vraiment cet échange d’énergie et c’est une métaphore mais indirectement, on va la rendre physique. Vous le verrez quand tout va sortir, ces coffrets vont sortir un peu après donc c’est pas le moment, mais voilà, il y aura des choses un peu spéciales… Ouais, on a trouvé que finalement, cette idée-là, c’est quelque chose qui peut être vraiment bien illustré au final, et illustrer cet échange d’énergie et puis même les paroles de manière générale, les hauts, les bas, souvent, ce que tu mélanges, c’est le bordel, etc. Donc là, je l’ai dit avec mes mots, faudra le dire autrement mais bon.
Thomas : Et quelque part, les émotions, si tu extrapoles, ça peut aussi être des règles qui sont chimiques dans le cerveau.
Jack : Les émotions sont chimiques. Elles sont souvent aussi provoquées par ce que tu vis et traverses avec d’autres personnes dans tous les contextes du monde. La joie, la tristesse, tout ça, si tu l’as tout seul, c’est un peu bizarre.
Pour illustrer cet album, vous avez choisi un artwork plus abstrait, c’est le premier où il n’y a pas de personne reconnaissable disons.
Damien : Exactement. Je ne vois pas pourquoi on devrait poser un prénom dessus. L’idée, c’est de pouvoir narrer quelque chose où tout le monde peut plus ou moins se reconnaître. Le but, ce n’est pas qu’ils se reconnaissent. Si on commence à trop personnifier quelque chose ou à donner un truc trop strict et fort, je pense que ça casse un peu le lien de cet échange d’énergie, en fait. Parce qu’au final, ce qu’on écrit dans les paroles, ce n’est pas pour dire moi ci, moi ça, par exemple. Ce n’est pas moi, moi. C’est plus on. Donc ça doit être un peu abstrait. Ne pas fermer la lecture. La pochette est une autre métaphore. Ce n’est pas chimique. On a testé plein de trucs. Mais il se trouve que ça, symboliquement, tu verras pour les prochaines choses, c’est lié, symboliquement, ça a du sens à la fin. C’est ça qui est cool. C’est qu’en fait, on a réussi à trouver plusieurs choses différentes en se creusant la tête comme des cinglés. Et au final, pour avoir la même chose, c’est-à-dire le même symbole, on peut illustrer certaines émotions de tellement de manière différente. Du coup, c’est ça qui était cool. Et esthétiquement, bien sûr que c’est très beau.
Aussi, on voulait vraiment quelque chose qui peut être ne soit pas trop violent ou agressif. Il faut que ce soit assez doux, parce que c’est positif, encore une fois, l’album. Il faut que ce soit quelque chose qui est un peu flottant, qui pourrait s’apparenter à une substance, éventuellement, aussi, qui se répand, etc. Donc, on a cette image-là. On a trouvé un compromis entre plein de choses différentes qui, au final, ont fait un truc qui vont vouloir dire beaucoup de choses quand le reste sera sorti.
Votre actu, c’est aussi l’annonce de votre concert release party le 16 mai à Strasbourg ! Vous jouerez avec Akiavel et Alita. C’est vous qui avez choisi ces groupes ?
Damien : Ça va être la production, mais clairement, on était tous en accord.
Xavier : Akiavel, c’est un peu naturel, au final, avec du recul, parce qu’on avait déjà joué avec eux. On a bizarrement gardé un super lien avec eux. Et franchement, c’est vraiment des amis.
Damien : Oui, ils sont partout en France, leur musique est géniale. L’énergie est bonne. En fait, on ne fait pas la même chose, musicalement. Mais, au final, on fait la même chose ! C’est-à-dire qu’en vrai, on est réels sur scène. On est comme on est. On fait notre truc. On le ressent. Et en fait, les choses se font un peu d’elles-mêmes. C’est-à-dire qu’on a bien senti le truc. On s’est dit franchement, ça serait cool. En vrai, ça correspond bien. Puisque le message, finalement, est similaire. C’est aussi simple que ça.
Et Alita, c’était en accord avec la production. On a beaucoup discuté avec tout le monde, à chaque fois, on échange. Et ça, c’est un gros avantage qu’on a, souvent, on n’a pas forcément notre mot à dire quand on est artiste, parce que les gens font les choses pour nous. Là, en l’occurrence, on a un peu de marge. Et on peut donner notre avis, ce qui est trop cool. On avait plusieurs idées. Et après, on s’est dit, mais tu sais quoi, en fait, je suis sûr qu’on ne connaît pas tous les groupes, il faudrait qu’il y ait un groupe trop cool d’Alsace qui puisse être là. Et qu’on puisse, peut-être, sans aucune prétention, juste essayer de pouvoir ouvrir les portes à un groupe un peu, peut-être pas forcément connu ou pas. Bon Alita, il se trouve qu’il n’est pas si inconnu que ça. Parce qu’on n’a pas forcément la science infuse, on ne connaît pas forcément tous les groupes. Donc, on a lancé ce truc. Et il se trouve qu’Alita, 80 commentaires, non j’en sais rien, mais beaucoup. Il y a vraiment énormément de gens qui ont dit, Alita, c’est trop bien. En gros, ça s’est un peu fait naturellement. Et ce n’était pas un concours, on a vraiment laissé le truc ouvert au public et on a laissé le truc très libre. Les gens voulaient vraiment voir ça sur cette affiche. Et du coup, il se trouve qu’on les connaissait, bien sûr. Et il se trouve que le message est similaire. En fait, encore une fois, l’univers fait les trucs tout seul et c’est trop cool. Et l’énergie est trop bonne. Ça va être une soirée de fou.
Xavier : Ce qui est cool, c’est que même pour nous, c’était bien de prendre du recul, de voir un peu ce qui existait dans la région, de découvrir des groupes au passage. Et franchement, on a halluciné sur le renouveau, la quantité de groupes de qualité qu’il y a dans notre région. Et c’est pour ça, en fait, pour les gens qui sont intéressés, il faut aller checker les commentaires que les groupes ont laissés. Et il y a forcément, maintenant c’est Alita, mais il y a plein, plein d’autres groupes. Il y a plus d’une dizaine de groupes qui ont été identifiés. On pourrait faire un festival. Il faut vraiment aller checker chaque groupe individuellement, il y a vraiment des pépites.
S’il fallait convaincre des personnes de venir à cette soirée, que diriez-vous ?
Xavier : Alors, s’ils nous ont déjà vu, ils savent que forcément le côté scénique, le côté show, la lumière, la présence scénique, le jeu de scène, c’est un truc qui nous tient vraiment à cœur. Sans prétention, c’est ça en mieux parce que là, on a changé toute la déco de scène. On a investi vraiment dans du matériel supplémentaire avec des connaissances en plus comme on le disait avant avec notre ingé son. Augustin qui s’occupe vraiment de ça, c’est son métier. Donc forcément, il sait de quoi il parle. Donc tous les nouveaux morceaux forcément pour la première fois sur scène et surtout le côté spectacle.
Jack : La réalisation dans le concret finalement de tout ce qui peut être donné dans l’album et ça va être justement l’occasion de par cette scénographie et de pouvoir retourner sur scène pour la première fois défendre cet album en plus à la Laiterie, de pouvoir reprofiter de ces interactions et de ces échanges qui va nous apporter une énergie au public et de nous pouvoir la prendre aussi en retour.
Damien : Il va être unique parce que ça va être vraiment la release party en fait de cette nouvelle ère. Donc ça va être de toute façon spécial. Vous n’allez pas nous revoir comme ça sur scène sur les concerts d’après, parce que ça va quand même être quelque chose de très spécifique pour nous. Émotionnellement je pense que ça va être assez fort de toute façon quoi qu’il arrive. On a vraiment prévu un spectacle un peu spécifique avec un setup spécifique qu’on ne pourrait pas se permettre d’avoir partout et tout le temps. La Laiterie nous laisse pas mal de liberté et c’est ce qui est trop cool. On a énormément de chance de pouvoir le faire comme ça. Ce qui est certain c’est que ça va être honnêtement unique. Vu que c’est un premier concert dans cette config là je pense que tous ceux qui viendront ils pourront dire 10 ans plus tard « j’étais au premier truc tu vois quand l’autre il chante au milieu là » ! Symboliquement c’est super important et puis encore une fois l’affiche est cool, on a fait le prix le moins cher possible en accord avec les prods. Ça doit coûter 20 balles, un truc comme ça le billet. On a fait le truc le plus accessible possible pour que vraiment ce soit la plus belle communion possible pour que tout le monde puisse se permettre de venir même s’il n’a pas beaucoup de moyens. On a essayé de faire le mieux qu’on pouvait en tout cas. Malheureusement on ne peut pas le faire gratuit même si on aimerait beaucoup mais pour des raisons assez évidentes on ne peut pas. Akiavel c’est un groupe de ouf, super énergie, et Alita c’est vraiment le groupe de demain voilà. Il faut les surveiller à fond ! Vous allez vous manger une sacrée baffe, et après le concert on sera au merch, on va échanger, boire un coup avec tout le monde. Le but c’est vraiment d’échanger et de reconnecter.

Est-ce que vous envisager de filmer le concert ?
Damien : Mais dis-moi ça tombe bien ! (rires) On ne va pas le filmer en entier, non, on ne va pas faire un live, parce que justement, il doit rester unique. C’est vachement important, symboliquement pour nous. Par contre, bien sûr, il y aura des personnes pour filmer certaines choses, pour faire des récaps, des choses comme ça. On va essayer de faire… Ça fera partie d’un bout, de sûrement de clip plus tard. On va emmagasiner plusieurs concerts pour faire un clip un peu live, qu’on n’a pas encore vraiment fait, au final. Je ne crois pas. Donc, il y aura des petits bouts filmés. Mais en vrai, je pense qu’il faudra regarder les stories, c’est tout. Je pense qu’il y aura pas mal de gens qui vont dire, « Mais c’est quoi ces tarés ? Qu’est-ce qu’ils foutent ? » Et puis, ils vont essayer d’immortaliser ce truc, je pense.
Au niveau de la setlist, est-ce que vous envisagez de jouer encore des anciens morceaux ?
Damien : Alors, non. Il n’y aura que des nouveaux morceaux. On regarde vers l’avant avec quelque chose qui nous parle et avec lequel on va pouvoir vraiment retranscrire l’émotion qu’on a envie. Et il n’y aura évidemment pas que les morceaux de l’album. Il y aura plein de morceaux inédits que vous n’entendrez pas avant un certain temps. Raison de plus pour venir. Mais bien sûr que tous les sets d’une heure, par exemple, qu’on fera, par définition, il y aura des morceaux inédits par la suite. C’est-à-dire que vous allez entendre des choses qui sont absolument indisponibles ailleurs. Donc en gros, tout court, de manière générale, il faut venir live, parce qu’on va essayer d’apporter une vraie plus-value, des choses assez exclusives. Pour le merch, d’ailleurs, c’est pareil. On fera des séries immédiatement. Tout de suite, je ne sais pas si on y arrivera le gérer, mais le but, c’est qu’on puisse faire du merch un peu exclusif à chaque fois, avoir des séries, des trucs vraiment pour essayer de donner un côté unique au concert. Avoir une expérience à chaque fois qui est différente.
Pour finir, un mot sur vos autres projets pour cette année, et l’avenir ?
Thomas : Il y aura certainement d’autres concerts qui vont être annoncés d’ici à la rentrée. Et après, l’année prochaine, ça va être défendre l’album en live principalement.
Xavier : Préparer la suite, c’est ça. Mais que ce soit pour les lives, comme tu as dit Thomas, et préparer la suite, des médias comme les clips et tout. On a plein d’idées qui sont en réflexion. Et la suite aussi des morceaux, parce qu’il y a plein de trucs qui se préparent. 2026, au niveau des concerts, ça va être un peu plus timide entre très grands guillemets. Il va se passer beaucoup de choses dans tous les cas. Mais c’est surtout 2027 où ça va tourner très fort.
Damien : C’est ça, et puis il y aura de nouveaux singles, de nouveaux clips, etc. Là, on est parti, donc ce sera très régulier. Il y aura toujours des nouvelles choses, mais en permanence. On est dans ce cycle où on va essayer de sortir des singles tous les X temps, des clips tous les X temps, etc. Normalement, si on ne décède pas, ça ne s’arrête pas (rires). On va continuer dans cette lancée pour toujours avoir de la nouveauté, toujours avoir de la fraîcheur le plus qu’on peut. On verra bien ce qui se passe après.
Et bien, revenez à Tours, c’est tout ce qu’il me reste à dire ! (rires)
Thomas : On n’attend que ça. C’était une super expérience à Tours. C’était trop bien.
Damien : Grave, c’est trop bien, sans déconner. Là-bas, les énergies sont très bonnes.
Interview réalisée le 9 avril 2026. Un grand merci à Damien, Thomas, Xavier, Jack ainsi qu’à Angie.

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