HIGHWAY : Rencontre avec Benjamin Folch et Ben Chambert

Le groupe de rock/hard rock originaire de Sète HIGHWAY est de retour le 24 avril 2026 avec un nouvel album, Last Call For Rock’n’Roll, disponible via Rock City Music. A cette occasion, nous avons pu rencontrer Benjamin Folch, chanteur, et Ben Chambert, guitariste.

Crédit photo : Mr. Cana Photography

Bonjour, merci de me recevoir pour cette interview. Nous allons bien sûr parler du nouvel album Last Call for Rock’n’Roll. Il sort dans un mois environ, via Rock City Music, un label qui vous suit depuis un moment ?

Ben Chambert (guitares, chœurs) : On a sorti l’album précédent avec lui, The Journey, qui était un album acoustique, et là c’est un album électrique. C’est un label qui est à la base français, tenu par Laurent Sage. Maintenant il est en Grèce, donc il y a aussi des artistes grecs, donc c’est un label franco-grec.

Benjamin Folch (chant) : Et si je dis pas de bêtises, quand on avait sorti l’album acoustique avec lui, on savait déjà qu’on ferait un album électrique derrière avec lui ?

Ben : Oui, tout à fait, on s’était dit qu’on ferait le pack électro-acoustique.

Cet album, on peut dire que c’est un tournant dans votre carrière, notamment avec le changement de line-up ?

Ben : Oui, tout à fait, c’est un tournant, parce que c’est le meilleur album ! (rires)

Benjamin : C’est une continuité, déjà, sur le travail qui a été effectué depuis de nombreuses années, et à la fois, c’est un tournant parce qu’on repasse à 5, on était à 5 au tout début d’année, et puis on avait envie de revenir sur du vrai électrique pur et dur, bien puissant, et bien catchy.

Ben : Effectivement, c’est pas qu’un tournant, c’est plus une espèce de tremplin, parce que finalement, là on arrive à un truc vraiment ultra-produit, où on est vraiment fiers à 100%, c’est le produit vraiment fini, on a l’impression d’avoir fait un album complet, que ce soit dans la compo, dans la production, dans l’écriture, dans l’équipe qu’on est en train de mettre en place en live… On s’entoure vraiment de gens de qualité, donc effectivement, je pense que c’est un moment charnière dans notre carrière.

Ce changement de line-up est assez récent…

Benjamin : Il a eu lieu juste après l’enregistrement. On avait déjà discuté avec Sam avant l’enregistrement, on savait quand on a enregistré qu’il jetait ses dernières forces dans la bataille, puisqu’on avait acté qu’il avait envie de partir et qu’il voulait faire autre chose. Les pistes de basse ont été enregistrées par Sam, et il a fait un boulot monstrueux, il a fait des lignes de basse exceptionnelles, selon moi c’est les meilleures qu’on ait jamais eues. On a changé de line-up après, on a recruté et Cerise pour la basse et Florian pour avoir un deuxième guitariste, pour appuyer toutes les grattes qui avaient été enregistrées par Ben sur l’album.

Ben : Et les deux sont d’excellents chanteurs aussi.

Benjamin : Oui, et ils sont sur l’album, dans les chœurs. Ils sont crédités dans les chœurs, puisqu’ils étaient là, ils ont fait partie des multiples voix qui ont enregistré les chœurs très aboutis de cet album.

Ben : Avec cette équipe là, on va pouvoir faire un rendu live de qualité. Ces morceaux méritent ça en live, ça aurait été dommage de ne pas avoir cette deuxième guitare et des chœurs massifs. On a réorchestré en live ces morceaux, et ça nous a aussi permis de faire un lifting des anciens morceaux avec ces voix, avec le nouvel HighWay, la nouvelle ère avec ce line-up.

J’imagine qu’ils vont après contribuer à la composition par la suite, cela apportera un changement supplémentaire !

Ben : Oui, bien sûr, ça va être fou aussi.

Benjamin : Quand ils vont amener leurs pattes, leurs influences, leurs sons sur la suite. Il va y avoir encore, au moins, un step-up.

Ben : Ça, j’ai hâte aussi de voir ce que ça va donner. Oui, parce que Florian, qui est un musicologue averti, va pouvoir apporter vraiment des trucs très très cool.

Peut-être, je ne sais pas, c’est un peu plus de chœurs féminins peut-être.

Benjamin : Peut-être, oui. C’est fort probable. Effectivement, on a toujours aimé avoir des chœurs féminins. On en a eu sur plusieurs albums avant. Alors, pas aussi riches que sur le dernier album. Mais oui, la voix de Cerise, elle est vraiment incroyable. Il pourrait y avoir clairement des leads féminins. Ça pourrait être un vrai nouveau truc aussi qu’on peut apporter.

Ben : Je pense toujours apporter quelque chose d’un peu neuf et différent. En tout cas, l’idée là, on pourra l’utiliser. C’est clair, elle a une super voix. Et puis Flo aussi, il est chanteur aussi. Il a des voix différentes en fait. Donc on pourra vraiment composer avec ça. Ça peut être vraiment chouette.

Pour cet album, vous êtes entouré d’un producteur de renom, Brett Caldas-Lima, connu pour avoir travaillé avec entre autres Megadeth…

Benjamin : C’est ça, Brett, on le connaissais depuis un moment, on a travaillé avec lui sur IV, il avait mixé et masterisé l’album. On a bossé avec lui sur The Journey, notre album acoustique, et là pour le coup on a tout fait avec lui.

Ben : Oui, chez lui dans son home studio, The Tower Studio.

Benjamin : Et encore une fois, on a tout fait avec lui et même on est allés encore plus loin. Il a amené encore plus son oreille, sa vision de la musique, de nos morceaux. On avait nos morceaux et il les a pris, il les a amenés en à des endroits auxquels même on avait pas pensé au départ.

Ben : Il est vraiment aller décortiquer les morceaux et sublimer notre interprétation. Il a vraiment un rôle de producteur, c’est chouette parce que avec de nos jours c’est facile et tout le monde peut enregistrer un album dans son garage et faire un truc qui sonne bien. Et c’est vrai que ça manque je pense beaucoup aux productions actuelles de rock ou de métal, d’avoir un vrai professionnel du son avec qui tu travailles dès la composition etc.. C’est ça qui a donné des albums cultes, et y’en a plus maintenant…. Parce qu’aussi peut-être pour les groupes de l’investir dans le producteur, c’est du temps, c’est de l’argent… Mais je pense que nous on a vraiment ce côté là en plus, qui a fait que l’album sonne aussi bien et qu’il a une vraie unité, donc merci Brett.

Personnellement c’est la première fois que je vous écoute avec ce nouvel album, et ce qui m’a tout de suite marqué, c’est que c’était un album vraiment très fun à écouter, avec un peu d’humour, avec un peu de second degré…

Benjamin : C’est exactement ça, c’est notre humour, il n’est pas toujours bon mais il est là ! On en a mis beaucoup dans l’album ! (rires)

Ben : Il se marre, il y a les 3/4 des morceaux où il se marre ! On a été obligé de laisser des rires tellement ils sont cultes sur l’album !

Benjamin : On a enlevé, c’est normal, je me marre tout le temps en même temps ! Mais oui on voulait des morceaux fun à la fois porteurs de quelque chose, d’un texte, d’une idée mais en même temps que ce soit léger, que ce soit joyeux, que ce soit festif, que ça donne envie de bouger, de faire la fête, d’écouter du rock, du rock good vibe, c’est cool si ça t’a fait cet effet !

On se rend compte de ça dans votre clip « ¡BANG BANG! » par exemple !

Benjamin : C’est le morceau par excellence pour illustrer ça. « ¡BANG BANG! », il est fun, il donne envie de marcher, de se promener, de chanter, de se dire, « voilà moi j’aimerais que ma vie soit comme ça, qu’elle soit super et en même temps est-ce que c’est vraiment ce que je veux ? »

Ben : C’est un morceau qui est cool parce qu’il est frais, il est léger, il est good vibe mais les paroles finalement elles sont pas si légères que ça parce qu’elles questionnent le choix, c’est à dire qu’on revient sur les clichés de la rockstar : je rêve de yacht, de blondes siliconées, de couverture de Playboy et tout ça, mais finalement, quand j’y réfléchis bien, est-ce que je voudrais vraiment tout ça ? C’est une chanson sur le choix, choisir c’est renoncer, donc finalement elle est assez profonde tout en étant hyper légère, donc ironique sur les clichés de la rockstar.

Justement, ma question suivante vous demandais s’il pouvait y avoir un décalage, avec quand même des textes un peu plus graves ou personnels, alors que c’est plus léger sur la forme ?

Ben : Il y en a plein sur l’album. Il y a la ballade « Mayday » qui est vraiment une chanson cathartique sur le décès de mon père, donc c’est très perso, mais en même temps, sur un thème universel qui est le deuil.

Benjamin : Après il y a des chansons comme « Don’t Look Back», c’est de la chanson de quadras, de ce petit regard en arrière sur « voilà j’en suis là dans ma vie, j’ai mal au dos, je vieillis, mais j’ai encore cette envie de vivre, cette envie de faire de la musique et je renais de mes cendres ».

Ben : Et le meilleur est à venir ! Car c’est un regard toujours optimiste quand même, on est des gens positifs et c’est vrai qu’il se passe des trucs mais on essaie toujours de donner de l’espoir et de partager du bonheur. « Peace Out » parle d’une rupture, c’est comment tu abandonnes quelqu’un, dire au revoir, comment tu te sépares de quelqu’un alors que tu as vécu quelque chose d’intense, c’est super dur et en même temps, c’est ce que tu veux… Il y a pas mal de chansons où il y a un petit tiraillement intérieur et qu’on exprime en musique, mais il y a toujours de la lumière dedans, c’est toujours fun au final, même si on parle de trucs durs, c’est des sujets sérieux mais abordés sous un prisme un peu fun. C’est vraiment le HighWay de maintenant.

Ça suit notre âge en fait, c’est ce qui est cool avec la musique je trouve : on est là depuis suffisamment longtemps, ça fait 20 ans qu’on fait de la musique. Au début on faisait des chansons d’ado, on raconte les histoires des autres, on vit par procuration, et là on a vécu suffisamment de trucs pour pouvoir les raconter et vraiment être des chansons personnelles avec notre regard. C’est ça qui est beau dans notre discographie je trouve, parce qu’on peut nous voir vieillir et grandir avec nous, c’est vrai, c’est cool.

Benjamin : Mais aussi dans les aspirations musicales qui sont de plus en plus riches et de plus en plus diverses.

Ben : Et matures… C’est l’album de la maturité, on l’avait pas dit encore ! (rires)

Benjamin : Non c’était celui d’avant, là celui de la consécration. (rires) Tout le monde devrait pouvoir s’y retrouver en fait, on peut parler à tout le monde. Il y a des morceaux, quand t’as besoin de te motiver, que tu vas écouter le matin dans ta voiture, un « Go! Go! Go! », un « DK/DC », ok c’est ma vie, je l’assume, elle est comme ça.

Ben : « Let’s Go » , c’est une chanson de motivation. C’est rigolo parce que « Go! Go! Go! » m’est venue après avoir regardé un documentaire sur Arnold Schwarzenegger sur Netflix ! Ce mec a une image qu’on peut caricaturer, mais c’est un mec qui a vécu plusieurs vies en une , et que des grandes vies, et tout ça à la force de la volonté. Il est né en Autriche de parents nazis, et il s’est retrouvé au top of the world quoi, en gouverneur de California, Monsieur Univers, star d’Hollywood, le mieux payé d’Hollywood pendant un certain temps, et en parlant avec un accent autrichien. Et tout ça, c’est pas que du rêve américain, le mec avait une vision très claire, il a bossé comme un malade sur tout. Et c’est hyper motivant je trouve. Tu peux avoir un coup de mou ou quoi, tu vois sa vie, tu te dis mais attends, moi je vais faire pareil ! On peut le caricaturer, mais il n’y a pas tout le monde qui peut faire ce qu’il a fait.

On essaie de faire des trucs qui font du bien aux gens. On en a besoin non ?

Et musicalement, question un peu bateau sur vos influences, mais c’est vrai que j’ai un peu du mal à vous situer, et en même temps j’ai des trucs qui me viennent en tête.

Benjamin : C’est normal, il y a beaucoup d’influences et effectivement on pouvait, à nos débuts on a vite été caricaturé en, « HighWay c’est sympa mais c’est vu et revu, c’est du AC/DC quoi ». Et au début oui. Je l’assume, oui bien sûr. Mais on a eu besoin de passer par là pour s’affirmer, trouver notre style. Et puis on a pioché des trucs partout. Dans l’album il y a du Halloween, il y a du Bon Jovi, il y a du Def Leppard, il y a du Statu Quo. Mais bien sûr il y a des trucs, tu te dis ça c’est du Maiden.

Ben : Il y a du Simon and Garfunkel !

Benjamin : Cette voix là elle ressemble à du Aerosmith. Mais oui il y a du Simon and Garfunkel, carrément. Il y a plein d’origines, plein d’influences, différentes dans notre son, qui font que maintenant HighWay, c’est ça, c’est ce son là.

Ben : Il y a un petit zeste du country, du groove, des trucs funky, il y a les cuivres, il y a le clavier, il y a d’autres instruments que le trio rock habituel.

Benjamin : Après ça reste du rock, avec des bons gros riffs, des sons bien saturés, des morceaux comme « Let Me », qui sont bien bourrins, plus modernes, plus metal, et puis des balades à la Simon and Garfunkel. Il y a de tout.

Ben : Il y a un tout, mais c’est pas choquant, ça reste nous, on nous reconnait. Ça reste cohérent dans le son. Je pense que si on doit nous mettre une étiquette, c’est du rock. Du gros rock, du hard rock. Même des fois quand on dit hard rock, il y en a qui veulent sous-catégoriser.

Benjamin : On est très généreux. Sur l’album, on a mis tout ce qu’on pouvait y mettre. Bien sûr, il y a des choses qui ne pouvaient pas sonner. On ne pouvait pas mettre tout et n’importe quoi. Mais tout ce qu’on a mis, ça sonne. C’est un album assez riche et qui peut se découvrir aussi au fil des écoutes. Parce qu’il y a beaucoup de choses un peu sous-mixées, cachées. Il y a de quoi surprendre au fil des écoutes.

Hors studio, vous avez une bonne expérience du live, notamment avec des groupes européens comme Michael Schenker Group, Gotthard, Jeff Scott Soto, Kissin’ Dynamite, Nashville Pussy, Electric Mary, Enuff Z’Nuff… 

Benjamin : Oui, on a fait des belles salles en France, en Espagne, en Allemagne, en Angleterre, en Suisse. On a fait quelques autres.

Ben : Ce qui est cool, c’est qu’on a pu rencontrer des gens qu’on adorait, quand on était plus jeunes. La première expérience en Espagne, c’était avec Soto. Tu le connaissais de Malmsteen.

Benjamin : Oui, bien sûr. J’étais ultra fan de Soto, j’écoutais ça au lycée.

Ben : Et quand tu le rencontres, c’est cool. Tu te dis, ça y est, on dans le game ! Ça fait plaisir. On a tissé des liens. Il a chanté sur notre album IV, le quatrième album. On a fait un duo, ça partait des concerts. Ça nous a fait apprendre plein de choses sur le métier. On a tourné avec Michael Schenker. C’était le gratteux de Scorpions, d’UFO… Moi et mon frère, on adorait UFO. On avait les vinyles. Ça fait bizarre de le voir à côté en vrai, en backstage… C’est des beaux souvenirs. C’est une espèce de consécration. Tu te rappelles quand t’étais gamin. Et il est là. Et il ne nous parle pas (rires).

Benjamin : Il est très fermé comme garçon. Il ne parle pas à son propre groupe.

Ben : On l’a vu sourire. On a fait une photo. C’est quelque chose qui fait plaisir. Ça fait partie de la magie de la musique. C’est ça qui est bon.

On parle de groupes étrangers. Qu’est-ce que vous pensez de la scène rock en France par rapport à la scène étrangère ?

Ben : Il y a plein de super groupes en France. La scène française est très riche. C’est vrai qu’on en parle moins. Elle n’est pas assez médiatisée peut-être…

Benjamin : Je dirais qu’elle n’est pas assez reconnue en France. Finalement, nul n’est prophète dans son pays. Il y a des super groupes, que ce soit les Sticky Boys, BlackRain, High-School Motherfuckers… Ultra Vomit, Gojira… On a croisé plein de gens. Il y en a qui ont réussi à faire leur place, et il y en aura d’autres.

Ben : C’est dur, mais elle est vivante. Il se passe plein de trucs. Même des groupes débutants. Il y en a plein qui sont super bons, qui proposent des trucs vraiment intéressants. Le plus dur, c’est de se faire connaître.

Benjamin : Il y a beaucoup de talent dans la scène française. Il y a beaucoup de groupes sous-cotés, qui mériteraient bien mieux que ce qu’ils font.

Ben : Beaucoup arrêtent par manque de visibilité, c’est dur en fait. C’est ingras. Il y a plein de talent. Il faut creuser.

C’est un peu bête, c’est que ça marche mieux à l’étranger que chez nous.

Benjamin : Tout le temps ! Ça marche toujours mieux chez les autres.

Ben : Tu arrives avec une espèce d’aura d’être étranger. Il y a des fest en France, on a beaucoup demandé ces derniers temps. Il y en a plein qui disent, ah non, on se focus que sur les groupes étrangers. Tout le temps. Dans le rock, le métal, peu importe. D’abord, on boucle les étrangers qui ne sont pas meilleurs que toi. Tu as des gens qui te coûteraient moins cher parce qu’ils ne sont pas loin et qui sont aussi bons. Pourquoi tu ne mets pas d’abord ceux-là ? C’est parce que ça fait plus vendeur. Il y a une espèce d’aura de l’étranger, quand c’est étranger, c’est mieux. On est là pour faire bouger les trucs. Comme on est dans le game.

Il y a quelques dates d’annoncées ?

Ben et Benjamin : Il y a les premières qu’on a annoncées. Il y en a quelques-unes qui ont commencé à sortir. Il y a Dijon le 18 avril, à La Vapeur (Le MustHard Session). Il y a le 11 mai au Brin de Zinc à Chambéry. Le 30 mai, on fait le Rockstore à Montpellier, pour les sudistes, ce sera Release Party, on sort l’album, enfin il sera sorti avant, mais ce sera vraiment la grosse Release Party. Ça va être la fête. Après, il y a Paris, au Backstage, le 19 septembre. Et le Just’n’Fest qui sera le premier gros festival avec le nouveau line-up. Dans le sud, dans l’Hérault, les 2 et 3 octobre. Avec une belle affiche et une super équipe, l’asso We Rock. Il y aura plein d’autres dates. Faut pas hésiter à nous suivre sur notre site. C’est que le début !

Interview réalisée le 27 mars 2026. Merci à SLH Agency.

HIGHWAY – Last Call For Rock’n’roll

Sortie le 24 avril 2026 via Rock City Music Label

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