Beast In Black – Dark Connection

Beast In Black Dark Connection chronique de l'album

Date de sortie : 29 octobre 2021

Genre : Heavy metal sauce 80’s

Label : Nuclear Blast

beastinblack.com

Beast In Black est de retour avec un nouvel album, Dark Connection. Créé par Anton Kabanen en 2015 suite à son départ de Battle Beast, le groupe se caractérise par un son heavy/power metal mâtiné de claviers pop tout droit venus des années 80. En bref, son univers visuel et sonore divise : Beast In Black, on adore ou on déteste ! Quoi qu’il en soit, et fort du soutien de Nightwish durant diverses tournées, le combo finlandais signe aujourd’hui son troisième opus, toujours chez Nuclear Blast. Reste à savoir s’il pourra convaincre après avoir mis la barre assez haute avec des hits comme «Blind And Frozen» ou «Sweet True Lies»… Montez à bord, bouclez vos ceintures, la Bête nous emmène dans un monde retro futuriste.

Le disque s’ouvre avec «Blade Runner», référence évidente au film du même nom, un morceau survitaminé de metal mélodique et électronique. On retrouve bien sûr la voix singulière de Yannis Papadopoulos, toujours aussi incroyable entre chant hard rock éraillé et envolées quasi lyriques. «Bella Donna» continue dans cette vibe et nous délivre une mélodie catchy et très dynamique.

«Highway to Mars» ralentit légèrement le tempo pour revenir vers un heavy/power plus traditionnel, mais toujours avec une bonne dose de claviers. Le single «Moonlight Rendezvous» propose aussi un son un peu plus metal grâce au solo endiablé d’une lead guitare inspirée, et à un refrain facile à scander en concert. «Broken Survivors» rappelle la grande époque du hair metal et du heavy mainstream, mais avec une production on ne peut plus actuelle. Quant à «Revengeance Machine», il enfonce le clou avec son power metal à 100 à l’heure jubilatoire. Certainement l’un des titres phares de ce Dark Connection.

«One Night In Tokyo» annonce la couleur dès ses premiers notes : un titre pop et fun qui en ferait danser plus d’un sur le dancefloor. Ce deuxième single n’a presque rien de metal mais parvient à s’intégrer parfaitement aux autres titres. La vidéo, sous forme d’animé japonais, est à voir absolument pour saisir l’influence manga du groupe, déjà identifiée par le passé avec les références au Berserk de Kentaro Miura.

Si l’album navigue sans difficulté entre pop synthétique et metal comme sur l’efficace «Hardcore», reste quand même l’exercice que tout groupe mélodique doit savoir réaliser, la ballade. Avec «My Dystopia» le groupe ralentit pour nous offrir une power ballade qui emprunte ses claviers au metal symphonique.

Les fans de bon vieux heavy metal américain reconnaîtront «Battle Hymn», qui n’est autre qu’une reprise de Manowar. Elle s’intègre parfaitement à l’album. Enfin, c’est bien sur du Michael Jackson que se termine l’album. Après tout, qui d’autre que le King of Pop représente mieux les années 80 ? «They Don’t Care About Us» revêt ici un son plus contemporain sans être dénaturé.

Avec Dark Connection et son univers cyberpunk, Beast In Black continue son ascension et affirme son style. Aucune limite pour le groupe qui assume à 100% son goût pour la pop et le kitsch. Les réticents aux premiers albums n’aimeront toujours pas. Les autres prendront un grand plaisir à écouter un album énergique qui respire la bonne humeur. Un véritable antidote à la morosité ambiante.

BEAST IN BLACK

Yannis Papadopoulos : chant
Anton Kabanen : guitare
Kasperi Heikkinen : guitare
Máté Molnár : basse
Atte Palokangas : batterie