
Label : Sworn / The Circle Music
Date de sortie : 4 septembre 2026
Genre : Black Metal Mélodique
Si tu aimes : Dissection, Thulcandra, Sacramentum,
Old Man’s Child
Sworn occupe une place un peu à part dans la scène Black Metal norvégienne. Fondé en 2005 sous la forme d’un one-man band, Sworn a toujours su évoluer et apporter une touche heavy mélodique, à un black metal froid et incisif. Aujourd’hui devenu un véritable groupe, Sworn reste dirigé par son fondateur Christoffer Kjørsvik, et nous propose son cinquième album. Null Crowned The Infinite propose une trame qui interroge le vide, l’être et le cosmos.
« The Starless Origin » ouvre l’album avec une piste de synthétiseur qui plonge immédiatement l’auditeur dans l’ambiance glaciale et infinie de l’espace. Le riff qui suit, oppressant, amorce le voyage dans ce cosmos, avant que les autres instruments ne viennent compléter l’ensemble. Véritable condensé de l’album, ce morceau de douze minutes évolue progressivement entre plusieurs ambiances. Les riffs heavy apportent un souffle nouveau à ce Black Metal mid-tempo, tout en conservant une froideur saisissante. L’espace, la naissance, le froid : on y est.
L’enchaînement avec le titre éponyme se fait naturellement. « Null Crowned The Infinite » est un titre d’une efficacité redoutable. Le riff principal transporte l’auditeur, le chant est particulièrement vif et prend aux tripes. C’est personnellement ma piste préférée : les breaks heavy donnent vraiment une identité propre au groupe, et l’intermède acoustique tombe à point nommé.
« A Cosmic Storm » et « Fracture of Aeons » prolongent cette dynamique. Le voyage est bien entamé, on le poursuit avec attention. J’apprécie vraiment les solos heavy, qui déclenchent chez moi des mouvements effrénés de air guitar.
« The Entropic Void » ralentit le rythme et installe une atmosphère contemplative. On retourne vers le vide intersidéral. Porté par un Black Metal mid-tempo, le morceau conserve ses riffs heavy, qui s’accompagnent cette fois de synthétiseurs. « The Entropic Void » nous amène doucement vers la conclusion.
L’album se clôt sur une composition contemplative à la lisière du Metal Expérimental : « Circle of the Eternal ». On se laisse porter dans l’infini par ce morceau lent, agrémenté de petites notes instrumentales éthérées. C’est mon deuxième titre favori de l’album. Une belle conclusion pour ce voyage, qui se referme sur lui-même, comme un cercle dont on ne ressort jamais.
Dans la lignée de A Journey Told Through Fire, Sworn livre un album qui devrait séduire les amateurs de Black Metal mélodique. En s’affranchissant de certains codes du genre tout en abordant des thématiques peu communes, Null Crowned The Infinite se révèle plaisant et accessible, y compris aux néophytes du Black Metal.
