IGNEA – Interview avec Helle Bohdanova pour l’album Monumental (2026)

Trois ans après Dreams of Lands Unseen, un album autour de la photographe Sofia Yablonska, IGNEA revient avec Monumental, sorti le 23 octobre 2026 chez Napalm Records. Malgré les difficultés de la vie à Kyiv, le groupe parvient à proposer un album documenté évoquant la nostalgie, l’architecture et les souvenirs du monde qui nous entoure. Entretien avec la chanteuse et parolière Helle Bohdanova.

Crédit photo : Lame Perfect

Avant de nous plonger dans Monumental, peux-tu me dire à quel point cet album a été compliqué à réaliser, au vue de la situation actuelle en Ukraine ?

Helle : Oui, c’est déjà le deuxième album qu’on enregistre en pleine guerre. Ce n’est vraiment pas facile, parce que tout le groupe vit toujours à Kiyv, qui est une zone de guerre permanente. Et même quand on sort et qu’on vit normalement, disons que, par exemple, cette nuit, on n’a encore pas dormi à cause des attaques de missiles et de drones. L’enregistrement de l’album était en hiver. La Russie n’arrête pas de détruire nos infrastructures énergétiques. On a eu des coupures de courant constantes, pas de chauffage central. Et cet hiver, il a fait particulièrement froid, on est descendus jusqu’à -20°C. Et c’est pas seulement pour nous, mais aussi pour le matériel de musique. C’est une catastrophe de ne pas pouvoir l’utiliser correctement. Donc, c’était un vrai défi, mais je suis vraiment contente qu’on ait réussi à le faire. L’album sort dans quelques jours, et on a même réussi à tourner tous les clips. On en a fait quatre, ce qui est pas mal. Et ce ne sont pas de simples clips, chacun a nécessité plusieurs jours de tournage, dans des lieux différents et avec des personnes différentes. On a aussi quelques collaborations. Donc, je pense que compte tenu des circonstances actuelles, on a fait de notre mieux pour cet album, autant que possible.

Avant de nous plonger dans le nouvel album, je voulais savoir ce que vous pensez des liens entre les albums, si c’est une chose à laquelle vous y pensez avant d’en commencer un nouveau. Tu sais bien sûr que je parle de la chanson « Dreams of Lands Unseen », qui a le même titre que votre album précédent.

Helle : Je ne crois pas. Je veux dire, il n’y a pas de lien direct, parce qu’habituellement, on essaie de construire chaque nouvel album autour d’un concept et d’un thème précis. L’album précédent portait sur les voyages et la philosophie de Sofia Yablonska, la photographe ukrainienne qui a beaucoup vécu et étudié en France. Cet album lui était entièrement consacré. Celui-ci parle de nostalgie et d’architecture, de l’évolution des souvenirs, et de bien d’autres choses encore. Si vous écoutez les deux albums, le précédent ressemblait davantage à un album de folk metal, car on y parlait de ses voyages dans des pays exotiques, et on a essayé d’utiliser des airs folk pour refléter cela. Celui-ci est plus urbain, architectural et peut-être introspectif. Il s’intéresse davantage aux sentiments humains qu’à une personne en particulier. Il existe un lien, très ténu, entre les deux. L’album précédent s’intitule Dreams of Lands Unseen. Et nous avons la chanson intitulée « Dreams of Lands Unseen » sur cet album. C’est juste un jeu de mots. C’est surtout pour les fans. Comme on dit, c’est un pont entre l’album précédent et celui-ci. Le précédent album parlait davantage de voyages sur Terre. « Dreams of Lands Unseen » sur celui-ci parle davantage des voyages spatiaux, et de la façon dont on imaginait la conquête spatiale par le passé. Il y a aussi un petit détail : l’album précédent se terminait par la chanson « Zenith », et celui-ci se termine par « Nadir ». Ce sont en quelque sorte les opposés. Mais ce ne sont que de petits liens. En général, je pense que ce sont deux albums complètement différents.

Comme tu l’as dit, pour Monumental, vous vous êtes inspiré du passé et de la nostalgie, des lieux et de l’architecture. Comment avez-vous choisi ces thèmes pour le nouvel album ?

Helle : En fait, c’était un processus très étrange et long. Dès le départ, cet album avait une démo instrumentale complète. Elle est ensuite devenue la chanson « What Buildings Dream Of ». En entendant cette mélodie, je me suis demandée de quoi pourrait parler cet album. J’ai donc commencé mes recherches habituelles et j’ai vu ce qui me parlait. Mais dès le début, j’ai pensé que ce serait quelque chose d’architectural et d’urbain. C’est pourquoi je réfléchissais à l’espace, et à la façon dont chaque bâtiment, chaque espace en général, ce qu’il recèle en termes de souvenirs, d’énergie, etc. Surtout si l’on prend l’espace liminal, les centres commerciaux et les aéroports. Ces lieux où tout change constamment, où les gens vont et viennent, etc.
Et puis j’ai commencé à lire « Ghosts of My Life » de Mark Fisher. Il y parle beaucoup de la façon dont tout est agencé, il parle beaucoup d’hantologie, de conflits temporels. Par exemple, quand on écoute un vinyle, on peut mettre un nouvel album, mais à cause du crépitement du vinyle, on a l’impression d’être face à un format nostalgique. C’est comme un conflit temporel dans l’esprit des gens.

Et puis, progressivement, j’ai commencé à en apprendre davantage sur la nostalgie, et sur la façon dont elle touche chacun. Et même si c’est un sentiment très simple, il est en réalité très complexe. Et pour chacun, la nostalgie se manifeste sous un angle différent. Pour certains, c’est la nostalgie de leur enfance. Pour d’autres, c’est la nostalgie de leur pays d’origine, quand ils sont loin et qu’ils aspirent à rentrer chez eux. Pour d’autres encore, c’est intéressant, parce que certaines personnes, même si elles ont 20 ans aujourd’hui, peuvent être nostalgiques des années 60, quand il n’y avait pas internet. Et elles disent : « J’aurais préféré vivre dans les années 60. » C’est donc un sujet très intéressant. Et c’est pourquoi j’ai pensé que nous pourrions consacrer l’album entier à ce thème.

Te considères tu comme quelqu’un de nostalgique ? Pour toi, la nostalgie est un sentiment plutôt positif, ou négatif ?

Helle : Je pense que oui. Il m’arrive d’être nostalgique, et je n’essaie pas de refouler ce sentiment si je le ressens vraiment. Mais je ne m’y enlise pas. Car je pense que la nostalgie peut être très positive. Elle peut remonter le moral d’une certaine manière, quand on se remémore de bons souvenirs. L’important, c’est de ne pas trop s’y attarder. Parce que nous vivons encore dans le présent, re nous devons espérer un avenir meilleur. Si nous ne pensons qu’au passé, cela peut être très décevant, et nous serons déconnectés de la réalité. Et cela peut aussi être piégeux parfois, parce que parfois, on se dit que l’herbe était plus verte ailleurs, tout était bien mieux. Mais en réalité, parfois, on oublie simplement les mauvais moments, parce que c’est naturel. C’est pourquoi parfois on se dit : « Peut-être que quand j’avais 15 ans, tout était mieux. » Mais les souvenirs nous reviennent. Peut-être n’avions-nous pas d’argent. Ou peut-être que certains harcelaient les autres à l’école, ou quelque chose comme ça. La mémoire est quelque chose de fascinant. Et elle fait partie intégrante de la nostalgie en général.

Oui, la mémoire peut être très sélective ! Et es-tu nostalgique de quelque chose en particulier, en ce qui concerne la musique ? Par exemple tu parlais de vinyle tout à l’heure…

Helle : Oui, je pense que tous les artistes sont nostalgiques de l’époque où il n’y avait pas autant de musique qui sortait en permanence. C’est dingue ! Surtout avec la musique générée par l’IA qui se superpose à tous les autres artistes. On en trouve dans tous les genres, tout le temps. Et bien sûr, aujourd’hui, tous les artistes doivent se battre pour capter l’attention du public. Il y a tellement de musique autour de nous. Parfois, je fais défiler Instagram ou TikTok, parce que je suis quand même quelqu’un de moderne, moi aussi. Je ne dis pas que je n’écoute que des vinyles, mais j’essaie, de temps en temps. Si j’aime vraiment un morceau, j’essaie de voir ce qu’il y a dans l’album. Et j’essaie toujours d’écouter un album en entier.

C’est ce que j’espère vraiment que les gens feront avec notre disque. Parce qu’il est très diversifié. On mélange plein de choses, et tous les morceaux sont différents. C’est pourquoi j’espère vraiment que les gens ne jugeront pas l’album sur une seule chanson, ou sur quelques singles, et qu’ils prennent le temps de l’écouter. Parce que je pense vraiment que ces temps-ci, on a besoin de ralentir un peu. Et peut-être de se concentrer sur une seule chose, plutôt que d’avoir la musique en fond sonore, en faisant défiler son écran ou en faisant autre chose. Ce qui est bien aussi, j’utilise souvent de la musique instrumentale comme fond sonore pour mon travail. Parce que je travaille beaucoup avec des textes. Et parfois, j’en ai juste besoin comme fond sonore.

Il y a beaucoup de choses qui me rendent nostalgique en matière de musique. Mais pour ajouter un petit détail. Quand je lisais des articles sur la nostalgie, beaucoup de gens disent que de nos jours, toute la bonne musique appartient au passé. Et qu’il n’y a plus de bonne musique qui en sort. C’est la même chose que ce que les gens disaient dans les années 60 à propos de la musique des années 50. C’est tellement intéressant. Que, pendant ce temps-là, dans les années 60… Il y avait en fait pas mal de journalistes musicaux et d’artistes qui disaient qu’il n’y avait plus de bonne musique. Mais je suis curieuse, qu’est-ce qui te manque toi dans la musique ?

Je suis d’accord, il y a énormément de nouveautés musicales chaque jour. C’est difficile de tout suivre. Ce qui me manque, c’est d’aller au magasin, d’acheter un CD et de l’écouter du début à la fin, sans connaître une seule chanson auparavant. Je regrette de ne plus pouvoir l’écouter avant, sans connaître une seule chanson. Bien sûr que je peux le faire, mais maintenant, les groupes sortent parfois 4, 5 ou 6 singles avant l’album, c’est difficile de ne pas aller écouter ! Mais quand l’album sort, tu connais déjà la moitié.

Helle : C’est intéressant, pas de sortie de singles…

Sur Monumental, vous parlez de nostalgie, mais il y a beaucoup de références aux lieux, aux bâtiments, que ce soit la pochette de l’album, ou vos vidéos. Le clip de « Darkness » montre beaucoup de bâtiments en Ukraine. Était-ce important pour vous de montrer votre ville, surtout avec la guerre qui se poursuit ? Avez-vous perçu ces lieux avec un autre regard ?

Helle : Oui, je pense. Surtout si on regarde le clip de « Darkness ». On voit Kyiv, notre ville, comme un personnage à part entière. En fait, en travaillant sur cet album… j’ai aussi commencé à regarder Kyiv sous un angle très différent. Par exemple, on a beaucoup de bâtiments modernistes. Ils ont été une source d’inspiration pour l’album. Et même si j’ai vécu ici toute ma vie, je ne leur avais jamais prêté attention. C’était comme un angle mort pour moi. Je me disais : « Ils ont toujours été là. Ils n’ont rien de spécial.» Et beaucoup sont en ruine. Alors je me disais : « Oui.»

Mais ensuite, j’ai commencé à me renseigner. Et même à regarder de vieilles photos. À voir à quoi ils ressemblaient quand ils venaient d’être construits. Même si c’était dans le passé, ils paraissaient tellement futuristes et modernes. Parce qu’ils représentaient en quelque sorte une vision du futur en général. Et si on prend par exemple certains films de science-fiction… Ils utilisent généralement des bâtiments modernistes et brutalistes, ce qui est intéressant d’une certaine manière. Et nous souhaitions montrer certains aspects de l’architecture moderniste à Kyiv. Ce que nous avons fait dans le clip.

Mais je dois aussi dire, par exemple, pour cet album, que j’ai lu quelques livres sur l’architecture. L’un d’eux parlait de Le Corbusier, l’architecte français qui créait des bâtiments préfabriqués. D’ailleurs, nous avons la chanson « Prefab » sur cet album. Elle parle plutôt de l’architecture de type soviétique. Préfabriquée. En fait, j’étais à Berlin et j’ai visité un bâtiment de Le Corbusier, qui est lui aussi préfabriqué. Mais il y a toutes sortes de préfabrications. Le béton est multicolore. Je trouve ça vraiment fascinant. Je l’ai perçu d’un point de vue très différent. Avant, beaucoup de gens trouvaient cette architecture assez laide, uniforme, etc. Mais elle a beaucoup de caractère. Et cette architecture moderniste, brutaliste… Parfois, ce sont des bâtiments immenses en béton, mais avec de grandes fenêtres qui laissent entrer beaucoup de lumière. Et elles peuvent être en réalité très spacieuses. Et très lumineuses. D’une certaine manière.

Ces bâtiments sont comme des témoins du passé et présent. Pensez-vous que les lieux ont des souvenirs ?

Helle : Oui, c’est ce dont on parle dans les chansons. Beaucoup de bâtiments vivent bien plus longtemps que les gens, malheureusement. Mais j’ai vraiment l’impression qu’ils possèdent une sorte de mémoire collective, emmagasinée à l’intérieur. Et je pense que quand les gens, même si on exclut les bâtiments modernistes, quand ils visitent de vieilles églises, ou simplement de vieux bâtiments, je pense que beaucoup de gens ressentent les multiples strates d’histoire qui se déroulent ici. Et il ne s’agit pas seulement des bâtiments, il s’agit des villes en général. Prends Kiyv ou de grandes villes comme Paris, Berlin… Il y a un va-et-vient incessant, elles changent constamment, elles ne sont jamais figées. Des bâtiments sont détruits, de nouveaux bâtiments sont construits. Il y a toujours ce mouvement à travers la ville, dans le métro. C’est aussi pour cela que nous voulions montrer le métro de Kiyv. C’est l’un des plus anciens métros du monde, et nos stations sont situées assez profondément sous terre. Elles sont chargées d’histoire. Et aujourd’hui, à cause de la guerre, elles servent aussi d’abris anti-bombes. Elles sont donc imprégnées de souvenirs supplémentaires, à l’intérieur même des stations, et ce dans toute la ville. Je pense que les lieux portent en eux des souvenirs particuliers.

Il y a beaucoup de contrastes sur cet album, avec comme tu l’as dit, des chansons qui sont toutes très différentes. Et il y a une chanson qui s’appelle « I Am In Hell » : elle est très douce, mais les paroles sont plutôt sombres.

Helle : C’est vrai. Habituellement, notre compositeur principal est notre claviériste, Yevhenii. Mais cette chanson, c’est la mienne. Je l’ai écrite en 2020, pendant la première année du COVID, et je l’ai postée sur Patreon. Ce n’était que la moitié de la chanson, il n’y avait que les claviers et ma voix. Je n’aurais jamais pensé que ça deviendrait une chanson d’Ignea, parce qu’elle n’est pas metal. Mais pour cet album, j’ai trouvé qu’elle collait parfaitement. Parce qu’avec ces synthétiseurs analogiques, qu’on utilise sur cette chanson, ça sonne comme une vieille pub télé qui aurait pu passer il y a des années, et je pense que ça sonne nostalgique, d’une certaine façon.

La nostalgie peut être très dérangeante, voire perturbante, et c’est ce qu’on voulait, parce que, comme tu l’as dit, elle est très douce. Mais il y a comme un sentiment que quelque chose cloche, parce qu’on entend ces paroles. Cette chanson parle aussi de ça, quand on est nostalgique trop longtemps et qu’on est en quelque sorte piégé dans tous ces souvenirs, qui peuvent être réparés d’une certaine manière. Peut-être qu’on se souvient de certaines choses pas telles qu’elles étaient en réalité, et que notre esprit nous joue juste certains tours. Avec ce thème de la nostalgie, j’ai aussi découvert la musique de The Caretaker. Ce n’est pas du metal du tout. C’est un artiste qui a écrit de la musique sur la personne qui commence à souffrir de démence et d’amnésie et qui perd lentement ses souvenirs. Ce qui est très triste, c’est important pour les gens d’avoir des souvenirs. Et je sens que « I Am In Hell » est comme un des échos de ce sentiment aussi.

L’album compte deux collaborations, à commencer par « Prefab » featuring Combichrist.

Helle : Oui, c’est un morceau de metal très industriel. Quand on a terminé la démo, on s’est dit qu’on aurait vraiment besoin des voix de Combichrist sur ce morceau. Et comme Combicrust a joué ici à Kyiv en 2019, on a eu l’occasion de les rencontrer. Je me suis dit : « Allez, je tente ma chance ». J’ai donc contacté Andy sur Facebook, j’avais gardé ses coordonnées après cette rencontre. Il a accepté, et j’en suis ravie. Je trouve que ça donne une nouvelle dimension à ce morceau, à cette ambiance metal industriel. Et je suis aussi ravie que notre public soit si ouvert d’esprit, prêt à écouter un morceau comme celui-ci après avoir découvert notre côté metal symphonique. Les gens ont aussi beaucoup aimé celui-ci. Je trouve ça super.

Et aujourd’hui, vous avez sorti votre nouveau single avec Britta de Hiraes. Un morceau très heavy !

Helle : Je pense que c’est le morceau le plus lourd et le plus technique de l’album. C’est aussi pour ça qu’on a décidé d’inviter Britta pour cette collaboration, car elle a une tessiture incroyable, notamment pour les voix extrêmes. Elle est coach vocal spécialisée dans les voix extrêmes. On est sur le même label, on se connaissait déjà, on s’était croisés en coulisses. Et je me suis dit qu’elle pourrait sublimer ce morceau, surtout au niveau de la technicité. Encore une fois, on est en pleine guerre, elle ne pouvait donc pas venir à Kiyv pour tourner le clip, mais je suis allé à Hanovre pour tourner une petite partie avec elle. On a ensuite terminé le clip ici, à Kiyv. Alors je suis vraiment contente qu’il soit enfin sorti.

Vous serez très bientôt en tournée européenne avec Evergrey et Stellar Circuits. Il y a une date à Paris, le 7 décembre au Petit Bain.

Helle : Oui. J’ai vraiment hâte que cette tournée ait lieu. Et je sais que Paris est l’une des villes où l’on vend le plus de billets. Je crois qu’il n’y en aura bientôt plus. Et je suis vraiment ravie de revenir à Paris. Le public est toujours incroyable. Et on a vraiment hâte de reprendre la route, parce que cette année, on n’a fait qu’un seul concert. Et je pense que cet album mérite d’être joué en live, surtout avec des titres comme « Prefab » et « Harmony Manufactured », qui sont très énergiques. Et j’espère qu’ils auront un nouveau souffle après avoir été joués en concert.

Je vous y verrai, j’ai mon billet !

Helle : C’est super ! On se rencontrera donc en personne. On vendra notre merch nous-même, alors passe nous dire bonjour, ce serait sympa de faire connaissance.

Avec plaisir ! Je te laisse le mot de la fin, si tu veux ajouter quelque chose, ou juste un petit mot pour les fans français.

Helle : Je voudrais juste dire encore : écoutez l’album, du début à la fin. On y a mis tout notre cœur et tous nos efforts. Et j’espère vraiment qu’après l’avoir écouté, vous ressentirez une petite pointe de nostalgie. Mais une bonne nostalgie.

Interview réalisée le 21 octobre 2026. Merci à Helle et à Napalm Records.

IGNEA – Monumental

Sortie le 23 octobre 2026 via Napalm Records.

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