VILLAGERS OF IOANNINA CITY – Venceremos

Date de sortie : 18 septembre 2026

Label : Napalm Records

Genre : Heavy Rock / Folk Metal Progressif

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Ioannina, aussi appelée Janina, est la cité principale de l’Epire, une région située au nord-ouest de la Grèce. C’est ici qu’a vu le jour le groupe Villagers of Ionnanina City en 2007. Après un premier album autoproduit, la formation hellénique signe un deuxième album avec Napalm Records, qui lui renouvelle sa confiance pour un nouvel opus. Venceremos, le troisième album de Villagers of Ionannina City, nous emmène dans un futur dystopique, où règne la peur et le contrôle, mais aussi où certains trouvent la force de lutter pour retrouver la liberté et un monde meilleur.

Contrastant avec cet univers futuriste, le trio grec propose un metal aux racines plus anciennes, influencé par le folk et le progressif. Ainsi, les Villagers ont recours à divers instruments à vent traditionnels, comme la flûte, la cornemuse et le kaval, une flûte emblématique des Balkans. « Alienation » offre une courte introduction instrumentale menée par une guitare acoustique, puis les claviers nous mènent à « Home », un morceau de près de 10 minutes. Après une démarrage en douceur avec quelques notes, la voix de Alex Karametis apparait enfin. Les claviers planants, très typés prog rock, accompagnent la basse, puis la guitare électrique. Lentement, l’univers musical du groupe se déploie, laissant apparaître aussi bien son côté folk que metal sur un final intense. Un moment d’introspection qui laisse la place à l’action sur « Ghosts In The Sky » (probablement mon morceau préféré). Le morceau poursuit dans cette atmosphère mais dans un format single des plus efficaces : difficile de déloger cette mélodie de nos esprits… « Venceremos » continue dans la même veine, en mettant l’accent sur l’énergie très rock. Le texte véhicule un message d’espoir… « Ce jour viendra, nous nous tiendrons debout en haut des montages, la liberté arrivera, elle sera finalement là… ».

Mais le ciel s’assombrit avec « The Ruiner », qui malgré son côté folk entêtant, exprime avec des guitares plus lourdes un sentiment d’impuissance, de regret, de colère : comment a-t-on pu en arriver là et regarder le monde sombrer ? Le groupe poursuit sa narration en variant les styles : « No Fear » poursuit avec une rythmique très rock, avec une batterie très dynamique, quand «Here And Now » puise dans une influence hard/heavy très marquée dans les riffs et dans un solo endiablé, et ce sur quasi 12 minutes, laissant parfois de côté les instruments traditionnels. Un morceau qui dénote un peu… « Epitaph » nous recentre vers des sonorités aux vertues quasiment méditatives, avant de clore l’album avec le grand final, «Requiem », un titre de rock/metal progressif où prime l’émotion, avant une seconde partie instrumentale vitaminée.

Tantôt efficace, tantôt planante ou mélancolique, la musique si singulière de Villagers of Ionnania City s’inspire du rock au sens large, créant un disque plus varié, mais aussi peut-être inégal, selon les inclinations de chacun. Un sentiment qui n’entache pas l’écoute de Venceremos, qui offre de beaux moments d’écoute et une porte d’entrée vers l’univers du groupe grec.

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