KONVENT – Firesky

Label : Napalm Records

Date de sortie : 6 novembre 2026

Genre : Doom / Death Metal

Si tu aimes : Frayle, Faetooth, Bloodbath

Direction le Danemark pour le troisième album de Konvent ! Fondé en 2015, le quatuor féminin revient avec Firesky, un mélange de Doom et de Death Metal aussi massif que sombre.

Un album en cinq services, de quoi accompagner les soirées d’automne. Firesky s’ouvre avec « Exorcise », une entrée en matière qui met immédiatement l’eau à la bouche. Guitare planante, growl puissant, basse bien présente et batterie lente et imposante : Konvent pose d’emblée les bases de son Doom/Death, avec quelques incursions vocales vers le Black Metal : j’apprécie tout particulièrement. Au milieu du morceau, la guitare acoustique rompt avec cette lourdeur caractéristique du genre et installe une ambiance différente, offrant un nouveau relief à ces neuf minutes d’ouverture.

« Scorning » est le deuxième morceau servi, avec une approche plus retenue. L’introduction donne le ton : guitare acoustique et électrique, un soupçon de vibrato, une mélodie simple et efficace avant l’entrée de la section rythmique. Le chant, en anglais et en danois, accompagne une ambiance sombre et mélancolique qui fait écho au thème du deuil. Le riff heavy final vient clôturer le morceau de la plus belle des manières.

Place au plat de résistance avec « In the Unknown » et ses douze minutes d’intensité. Les paroles, en accord avec la musique, renforcent la charge émotionnelle de la pièce servie ici. Entre riffs lourds, mélodies accrocheuses et chant bien posé, Konvent trouve un équilibre qui donne irrésistiblement envie de secouer la tête et de lever le poing. La composition se déploie en plusieurs parties, alternant les ambiances et maintenant l’auditeur en éveil. La variation de rythme dans la troisième partie relance le plaisir d’écoute avant de laisser place à un final lent et immersif.

Le dessert prend la forme d’un titre à la déprime acidulée, enrichi par la participation de l’artiste dano-coréenne Mai Soon Young Øvlisen, qui apporte encore davantage de relief à ce quatrième morceau. « Firesky » résume bien l’album : un mélange de genres qui ne perd jamais de vue ses racines Doom. Les passages calmes et planants côtoient une lourdeur caractéristique du groupe, tandis que le chant clair apporte une variation bienvenue sans jamais paraître artificiel. L’ensemble est particulièrement réussi : Konvent livre ici mon morceau préféré de l’album.

C’est déjà le digestif ? « Postludium » clôture ce troisième album sur une note acoustique, entre nappes de violons et crépitement d’un feu de cheminée. On sèche ses larmes et on apprécie ce moment.

Firesky s’impose comme le digne successeur de Puritan Masochism et de Call Down the Sun. À la fois massif et mélodique, Konvent livre ici un album très plaisant qui confirme sa place sur la scène Doom/Death européenne.

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