
Date de sortie : 16 octobre 2026
Label : Les Acteurs de l’Ombre Productions
Genre : Black Metal Mélodique
Si tu aimes : Galibot, Véhémence
Signé chez Les Acteurs de l’Ombre, le retour des Bâtards du Roi arrive comme une douce surprise pour les amateurs de black metal mélodique hexagonal. Avec cet EP intitulé Ici meurt ma joie, le groupe poursuit sa quête et affine son identité chevaleresque. La trame de ces trois titres constitue la suite narrative directe de leur précédent album : nos chevaliers sont ici en fuite, prêts à affronter moult tourments.
Cette continuité constitue l’une des forces du groupe, avec une histoire romancée que l’on peut suivre d’une production à l’autre.
« Ici meurt ma joie » est le premier de ces trois titres, et annonce la couleur. Une production très soignée, une voix sortie des enfers, et un texte travaillé : difficile de ne pas en redemander. L’écriture occupe une place importante sur l’ensemble de l’EP, et notamment sur ce morceau d’ouverture. La musique semble également avoir gagné en intensité. Les amateurs du second album des Orléanais, Les chemins de l’exil, devraient retrouver ici ce qui fait la force du groupe : une esthétique médiévale affirmée, des mélodies efficaces et des textes en français qui permettent de se projeter pleinement dans l’univers proposé. Le refrain donne naturellement envie de hurler à pleins poumons « Ici meurt ma joie ». Un hymne épique, intense et fédérateur.
Le second titre, plus doux par certains aspects de sa composition, narre une rencontre entre les chevaliers et un groupe de sorcières. Le featuring de la chanteuse de Galibot sublime un morceau déjà tubesque : « La nuit s’éternise ».
Les petites notes de guitare et les nappes mélodiques qui enveloppent l’ensemble sont très appréciables. Les amateurs de black metal mélodique devraient apprécier cette proposition.
L’EP s’achève déjà avec « Où pourrit la lumière ». Portée par une batterie puissante et une section rythmique belliqueuse, cette dernière cavalcade clôt le disque par une démonstration d’énergie brute. Le texte vient accompagner cette composition incisive, dont les notes immédiatement reconnaissables permettent aux Bâtards du Roi de s’imposer comme un groupe identifiable au premier coup d’oreille dans le paysage musical extrême francophone. « Où pourrit la lumière » synthétise à lui seul l’identité du groupe : sombre, épique, mélodique.
Porté par un sens du récit épique et des compositions incisives, Ici meurt ma joie confirme les qualités des Bâtards du Roi et leur capacité à développer un univers cohérent d’une production à l’autre. Un EP qui devrait séduire les adeptes de la formation et constituer une bonne porte d’entrée pour les curieux.
